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Un goût de salé

Le 29 août 2016, 14:25 dans Humeurs 2

Il est 13:42, l'heure de la sieste au pays du soleil chaud. Ici on ne dort pas, mais on se pose, mon fils du vent lit son livre sacré, la bible de Zelda, et je me pose pour écrire. 

Il fut un temps où le vent attisait en moi tristesse et peur, il fut un temps où le monde ne tournait plus et où l'amour m'a sauvé du Golgamoth du monde des Titans, guerre entre Dieux et mi-Dieux.

Aujourd'hui, je goûte avec une certaine douceur ce vent qui vient caresser notre peau, qui nous apporte l'odeur de la guarrigue, qui nous susurre le bruit des cigales et nous apporte les feuilles d'un autre monde.

Ici le soleil brûle la peau, burine ton visage, creuse tes rides, les petits vieux s'assoient devant leur pas de porte à tricoter, palabrer avant de s'enfermer au frais, à l'abri des 50 degrés. Ici ce n'est pas la canicule, c'est l'été. 

Tout est calme, on déambule dans les ruelles à l'ombre où milles succulentes et cactus viennent fièrement te saluer, les fenêtres ouvertes, on entend les gens parler, d'autres ronfler, le fumet encore chaud d'un repas tardif, c'est ça la vie dans le sud .... Ethan court, une bourrasque de vent et il hurle "le vent se lève, il est temps de vivre" en cherchant des yeux Totoro qui vient de passer "tu l'as vu maman?" "Il va trop vite avec le Chabus" ...... Le soir tombe et la vie reprend son cours .... En été, on s'adapte à un autre rythme de vie, on savoure le temps qui passe avec lenteur et bonheur. Au détour de nos promenades on passe du Désert rouge comme l'appelle Ethan, la terre rouge du Salagou, un paysage fou, à un paysage rocailleux bordé de pins, on monte les collines, les fleurs roses envahissent l'horizon et on change de décor, un paysage Corse comme on les aime, on change de flanc, on descend et on passe à une forêt, de la Montagne à la mer, du désert, aux rochers, aux forêts, c'est ma région qui m'a adopté il y a 8 ans maintenant .... Aujourd'hui j'avais juste envie de ça, te faire sentir la guarrigue, la lavande, les cigales et le farniente toi qui me fait sentir l'iode tumultueuse de la mer agitée à flanc de colline, les tartes au beurre salé au bord d'un bateau emmitouflé dans un ciret jaune à me conter les coutumes et les légendes de ta région si forte et si belle .... Tu aimes ta région autant que la mienne et aujourd'hui je te remercie de continuer à être à mes côtés depuis presque 8 ans ..... Je ne sais pas comment on dit je t'aime fort en occitan ni en breton mais un ...... T'as compris ma Chouquette suffira ..... 

Dédé le meurtier

Le 30 juin 2016, 19:30 dans Humeurs 0

Viens on fait comme si on avait 15 ans, main dans la main, on se bécote, pas de bancs publics mais un cloître ..... Oh blasphème moi. 

Viens on goûte le vent et on s'enivre de soleil 

Viens on sème comme s'aime le sel de ta peau 

Viens je t'aime 

14 ans comme si le vent se levait

Le 24 mai 2016, 20:31 dans Humeurs 0

On est jamais trop d'accord avec la date, moi c'est le 24, lui c'est le 25 ..... Tout ce que je sais c'est que c'est dans la nuit du 24 au 25 et que c'est le barbu qui a eu le dernier mot ..... Il y a 14 ans au Metiz'art je te balançais un "oh et pis merde" en prenant ton bras pour m'enlacer en allant écouter de la Techno pendant que les copainsdanous attendaient qu' à minuit un groupe démarre ..... Quelque jours avant je te balançais un "tu seras là au Metizart ? Ha c'est con j'allais te demander de squatter chez toi pour dormir" (en me disant mais qu'est ce que je dis, j'ai jamais découché) quelques jours après, ton match de Hand était annulé comme par magie et j'ai fait le plus gros mensonge de ma vie à mes parents "je dors chez Mathi". Je ne sais pas mentir, j'étais mal alors que je peux te sortir n'importe quoi pour une surprise, je fais avaler n'importe quoi à n'importe qui mais je le dis toujours après en rigolant .....  je leur ai avoué plus tard mais ils n'avaient pas l'air étonnés. Quelques jours après tu m'as dit que tu venais me voir au match de mes neveux ..... Aie il fallait le dire et puis dans la foulée tu voulais que je dorme chez toi, double aïe. Je me rappèlerai toujours de ce moment dans la cuisine de mes parents "ha au fait j'ai un petit ami, il viendra nous voir dimanche au match et puis dis mmmhhhhh je peux dormir chez lui samedi soir ?" Je n'avais jamais dormi chez un petit mec, je revois le sourire de ma maman en train de faire la vaisselle "demande à papa" ..... Alors là j'étais liquéfiée de peur, je le revois à son bureau, qu'est-ce qu'il fait peur quand il est assis derrière son bureau entouré de ses milliers de livre, je ressors la même chose, il sourit à travers la fumée de sa pipe et me dit "maman a dit quoi" "mmmhhhhh qu'elle est d'accord (oh c'était tout comme) mais qu'il faut que je te demande" "si elle est d'accord" et je repars voir maman "papa est d'accord si tu es d'accord" ..... Non mais ce dialogue improbable. Rester maintenant à te présenter toi le mec au sourire ultra brite, celui qui casse aussi vite que son ombre, celui sur qui on peut toujours compter, toi qui me regardait avec des yeux d'amoureux quand je te parlais des mes dragons dans le ciel qui volaient autour de moi, on faisait un monde qu'on aimait déjà, tu m'as vu jeune et folle, blonde et bouclée, angoissée et peureuse de la vie, pessimiste et heureuse ..... Tu m'as vu grandir, devenir plus posée, tu m'as vu devenir une "femme", tu m'as vu traverser une tempête à laquelle je ne m'attendais pas, même désarçonné tu es resté à mes côtés, tu m'as apporté plus que de l'amour, tu m'as fait vivre ..... J'ai pris un peu de ton optimiste, j'ai pris un peu de lâcher prise, je t'ai laissé une partie de mon coeur, comme Calcifer couve le pour qu'il ne s'éteigne jamais sinon je mourrai.

14 ans et l'impression toujours que c'était hier, tu continues à me caresser les cheveux comme si on avait 20 ans comme un début d'amourette, tu continues à m'aimer malgres mes peurs ...... Tu continues à m'aimer mais pourquoi ? 

Parceque la question ne se pose plus depuis longtemps, tu es moi, je suis toi. 

Alors juste un merci pour tout ce chemin avec toi qui ne fait que continuer, pour ces rêves partagés sur ton balcon rue Anne de Mejanes, ce coffre en bois que tu m'as construit pour mettre mes affaires, tes clefs que tu m'as donné, les baisers volés dans le labo couleur entre deux tirages photos, cette transe ressentie devant Mel en concert sous un orage de dingue, partir dans l'Ardèche, sur la côte dorée dormir dans ton c15 de camping en camping puis ces allers retours quand tu es reparti passer ta maîtrise d'art appliqué à Paname, le quartier chinois, notre premier appartement de bric et de broc avec les meubles chinés à Emmaus et le salon exterieur de mes parents en rotin trop petit pour tenir à deux dans notre salon derrière la gare, ces deux mois en Thaïlande à vivre à la Wild, chose que je ne sais plus faire, revenir sans rien et squatter la petite maison de ta mamie à Anche pendant quelques mois, trouver un boulo de rêve à 200 mètres de la plage, vivre 5 mois au bord de l'océan au Verdon sur Mer, 5 mois de bonheur, revenir et faire un petit bout d'homme, un petit bout de nous ..... Partir loin où on se sentira chez nous, vivre sur les terres rouges du Salgou en plein vent, puis trouver notre Maison du Bonheur il y a 6 ans, faire la vaisselle dans la baignoire, dormir dans les cartons, sans eau chaude pendant les premiers jours en plein décembre, un mur a failli s'effondrer, il ne restait plus que les murs, les sols étaient par terre et tu as gardé le sourire, 6 ans et toujours dans les travaux, notre mariage Alice aux pays des merveilles où on était fou et heureux, un mariage à notre image avec ceux qu'on aime, voir grandir notre fils du vent, avoir la larme à l'œil car je n'aurai jamais ma petite Yuhé, elle est juste là c'est comme si j'y croyais encore malgres la décision prise, mais se savoir heureux à trois, car on est toujours plus con à un peu plus de trois, trois c'est bien ..... Être la assise sur mon canapé, regarder autour de moi, le soleil brille, l'arbre bouge un peu, la laine autour de moi, les livres, quelques dessins d'Ethan, des cds par ci par là, une couette, cette lumière, ton sac M.Happy, je rêvais de vivre dans les Landes, l'océan me manque terriblement, je crois qu'il a pris mon coeur à jamais mais là je suis bien à tes côtés, avec mon louveteau et ma Maison du Bonheur qui a tout ce que toute bonne maison devrait avoir une Chatounette, Maneki, un chat qui ne sert à rien ..... Je t'aime 

 

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